FAQ

Ci-dessous la Foire Aux Questions concernant la qualité de l’air, la pollution, les particules fines …

La liste des questions/réponses sera complétée périodiquement.

Une question non présente ci-dessous : contactez-nous

01-Qui est responsable de la pollution de l’air extérieur ?

Les activités humaines avec :

  • les transports de personnes et de marchandises,
  • le chauffage des bâtiments,
  • l’agriculture, culture et élevage,
  • les activités industrielles et de production d’énergie, les incendies, le brûlage à l’air libre des déchets verts.

Les phénomènes naturels : pollens, moisissures, décomposition des végétaux (marais, tourbières, fonte du permafrost), sable transporté par les vents et plus rarement cendres volcaniques lors d’éruptions.

02-Quels sont les principaux polluants de l’air que nous respirons ?
– Les particules dites « fines » classées selon leur diamètre : inférieur à 10 micromètres pour les PM10 et inférieur à 2,5 micromètres pour les PM2,5.
Elles sont dangereuses pour la santé. Plus elles sont petites, plus elles pénètrent facilement et durablement dans l’appareil respiratoire, le sang, le cerveau, le foetus.
Les enfants, en cours de développement, avec un rythme respiratoire plus élevé que les adultes, sont les plus sensibles.
– des gaz : oxydes d’azote (NO, NO2), ammoniac (NH3), dioxyde de soufre (SO2), monoxyde de carbone (CO), ozone l’été sous un fort ensoleillement,
– des composés organiques volatils (COV) comme le benzène,
– des polluants organiques persistants dont les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP),
– des métaux lourds souvent transportés par les particules fines,
– des polluants biologiques : légionnelles, pollens, moisissures, spores…
03-Que faire en cas de pic de pollution aux particules, aux oxydes d’azote et à l’ozone pour préserver sa santé ?

Pour tous :

  • continuez à aérer votre habitation ou votre bureau au moins 10 minutes chaque jour,
  • ne fumez jamais chez vous,
  • limitez vos activités physiques intenses (essoufflement),
  • consultez un médecin si vous ressentez une gêne respiratoire ou cardiaque,
  • privilégiez le covoiturage, les transports en commun ou mieux les déplacements en mode doux (vélo, marche)..

Pour les plus fragiles, les femmes enceintes, les enfants :

  • évitez et reportez les activités physiques intenses en plein air ou à domicile,
  • éloignez vous des axes routiers à forte circulation,
  • choisissez pour vos déplacements en mode doux (vélo, marche) les itinéraires les moins pollués en vous aidant des applications informatiques (Air to Go, Plume…) ou en privilégiant les zones vertes ou les axes plantés.
04-Comment préserver la qualité de l’air que nous respirons dans nos habitats ?

Nous passons plus de 80% de notre temps dans des locaux fermés. La qualité de l’air intérieur ne dépend que très partiellement de celle de l’air extérieur car des polluants spécifiques viennent s’y ajouter : formaldéhyde, benzène et gaz carbonique.

Pour disposer d’un air intérieur, de bonne qualité, pour notre santé, nous devons au minimum :

  • abandonner le chauffage au bois en foyer ouvert (cheminées, appareils anciens),
  • ne jamais fumer à l’intérieur des locaux,
  • ne pas dépasser une température supérieure à 21° en période de chauffage et une hygrométrie supérieure à 60%,
  • aérer de 10 à 15 minutes chaque jour quelles que soient les conditions extérieures, ne pas obstruer les grilles de ventilation, nettoyer les filtres des VMC.

Il est également fortement recommandé :

  • de choisir ses équipements et ses produits (meubles et revêtements muraux ou de sol qui ne contiennent pas de polluants volatils comme on en trouve dans les peintures, le bois aggloméré, les colles et la plupart des produits d’entretien),
  • d’aérer plusieurs jours de suite après travaux,
  • de ne pas brûler de l’encens ni des bougies parfumées d’origine chimique,
  • de bien choisir ses plantes d’appartement, une idée reçue est de considérer que toutes les plantes ont un effet dépolluant, c’est souvent une allégation commerciale et on évitera tout ce qui est mousse, fougère et plantes favorisant le développement des moisissures ou des champignons.
05-Quels risques la pollution de l’air fait-elle courir à notre santé ?

Si les polluants de l’air extérieur comme intérieur font l’objet d’une règlementation qui fixe des valeurs limites, c’est bien parce qu’ils sont particulièrement dangereux pour notre santé. Selon l’OMS, l’évaluation en 2012 était, au niveau mondial de 3,7 millions de décès prématurés pour la pollution de l’air extérieur et 4,3 millions de décès pour l’air intérieur. En France, ce sont au total 48 000 morts par an qui ont pour origine par les polluants dans  l’air.

L’Organisation Mondiale de la Santé a classé cancérigènes les particules fines (surtout air extérieur) et le formaldéhyde (air intérieur). Mais bien d’autres polluants comme le dioxyde d’azote et l’ozone sont aussi la cause d’affections cardio-vasculaires (AVC, accidents cardiaques), respiratoires (asthme chronique, broncho-pneumopathie), allergiques et inflammatoires (yeux, bronches, poumons).  Des études récentes ont révélé des effets néfastes sur la reproduction (fertilité, croissance du foetus, malformations) et le cerveau.(dépression chez les jeunes).

Pour les populations résidant à moins de 150 mètres d’une voie à fort trafic (>10 000 véhicules/jour), l’étude Aphékom menée dans 25 grandes villes européennes a révélé que :

  • 15 à 30 % des nouveaux cas d’asthme chez les enfants sont attribuables à la pollution de l’air,
  • 15 à 30 % des BPCO et maladies coronariennes chez les + de 65 ans ont la même origine.

Enfin, plus récemment, le monde de la recherche médicale s’intéresse de très près aux effets de nouvelles substances véhiculées par l’air que nous respirons : nanoparticules, nanomatériaux, perturbateurs endocriniens.

06 – Qu’est-ce qu’une ZFE ?

Une Zone à Faibles Emissions (ZFE) est un secteur géographique où les véhicules les plus polluants sont interdits généralement sur la base des vignettes Crit’Air. Chaque commune ou communauté de communes a ses propres règles : interdiction permanente ou seulement les jours de pic de pollution, interdiction à certaines heures de la journée ou 24H/24, types de vignettes interdites (généralement 4 et 5, quelquefois 3). Les amendes sont en général de 68€ assorties d’une obligation immédiate de sortir de la ZFE, les abus sont passibles de la mise en fourrière du véhicule. Rappelons qu’il est obligatoire d’afficher la vignette Crit’Air sur le pare-brise de tous les véhicules à moteur.

La plupart des grandes communautés de communes ont défini une ZFE. En région Auvergne Rhône-Alpes, c’est en vigueur ou en passe de l’être dans les métropoles de Grenoble, Lyon, Saint-Etienne et Clermont-Ferrand, dans  l’agglomération de Valence-Romans et dans la Vallée de l’Arve (communauté de communes de la Vallée de Chamonix Mont Blanc, communauté de communes Pays du Mont-Blanc, Cluses Arve & Montagnes, communautés de communes Faucigny Glières et le Pays Rochois).

.