Contexte :

Afin d’éclairer les choix des électeurs aux prochaines élections municipales, le collectif des associations Air des Lyonnaises et des Lyonnais (A2L) , SERA et JANUS France Mobilité souhaiterait connaître votre approche de la problématique « qualité de l’air et santé » (Particules fines PM10 et PM2.5, CO2 et NO2, notamment) sur le territoire lyonnais et sa Métropole ainsi qu’à Caluire et Cuire

A. Questions/Réponses aux candidats ville de Lyon et Métropole

Ainsi, pourriez-vous nous dire quelles sont les politiques publiques et actions que vous envisagez de mettre en œuvre, sur ce thème, directement ou indirectement en mobilisant les institutions compétentes, État, Collectivités territoriales, Établissements publics ou Associations ?

Nous vous proposons de resserrer votre réponse aux six sujets suivants :

1) Quelles contributions actives à la poursuite de la baisse tendancielle des émissions polluantes par les différents émetteurs : circulation urbaine, transports, activités industrielles, agriculture, combustion bois de chauffage, etc…  envisagez-vous ?

• La France Insoumise (Anais Belouassa-Cherif / Malika Benarab-Attou) : absence réponse
• Divers droite, LR, Renaissance, UDI, Horizons, Modem, Cœur Lyonnais (Jean-Michel Aulas / Véronique Sarselli) absence réponse
• Les écologistes, PS, PCF, Place Publique, Generation.s (Grégory Doucet, Bruno Bernard) :
La réduction des émissions polluantes constitue un objectif central des politiques menées par la
Ville et la Métropole de Lyon. Les actions menées au cours de ce mandat ont permis une nette
amélioration de la qualité de l’air. Elle repose sur une approche globale agissant sur l’ensemble des
principales sources d’émissions.
En matière de mobilité, nous poursuivrons avec la métropole une politique volontariste de
développement des transports en commun et des mobilités actives afin d’offrir des alternatives à
la voiture individuelle et d’agir directement sur la qualité de l’air.
Nous soutiendrons également la transition écologique du tissu industriel du territoire afin de leur
permettre de continuer leurs activités tout en réduisant les émissions qui y sont associées.
Concernant l’agriculture, nous soutenons le développement d’une agriculture locale et biologique,
permettant notamment de réduire l’usage de pesticides et leurs effets sur la qualité de l’air.
Enfin, un effort important est mené sur le parc de logement à travers la poursuite du dispositif
Ecoréno’v, qui accompagne les ménages dans la rénovation énergétique de leur logement et
notamment de faire évoluer leur mode de chauffage.

• Rassemblement national, UDR (Alexandre Humbert Dupalais / Tiffany Joncour) absence réponse
• Divers Gauche (Nathalie Perrin-Gilbert) :
Le transport routier est le principal émetteur de dioxyde d’azote (NO₂), avec 58 % des émissions
sur le territoire de la métropole de Lyon. Ce polluant est émis à plus de 94 % par les moteurs
diesel.
Nous proposons de continuer les actions entreprises sur la réduction de la place de la voiture en
ville : maintien de la ZFE, financement du remplacement des véhicules polluants pour les ménages
aux faibles revenus (compétence métropolitaine en lien avec l’Etat) ; contrôle des véhicules
polluants par la police municipale en raison de la défaillance de l’Etat sur ce point ; poursuite de la
la piétonnisation des abords des écoles.
Concernant le chauffage urbain, nous proposons de remettre en place la prime air bois
abandonnée par la métropole de Lyon depuis 2025. Comme pour les véhicules, nous proposons de
pallier la défaillance de l’Etat sur le contrôle des cheminées à foyer ouvert désormais interdites en
mettant en place des dispositifs de contrôles adaptés.
Concernant les activités industrielles, nous nous engageons à :
– la présence assidue et active des élus aux commissions de suivi des sites industriels avec un
regard particulier sur les rejets de produits chimiques polluants dans l’air.
– le suivi et la surveillance des autorisations d’implantation d’industries susceptibles d’être
polluantes (pour l’air, le sol, l’eau).

• Divers centre, PRG, dissidents Renaissance, ex. PS (Georges Képénékian) absence réponse
• NPA-Révolutionnaires (Raphaelle Mizony / Anthony Bruno) :
Votre préoccupation pour la qualité de l’air est juste et nous la partageons. La pollution de
l’air aux particules fines provoque 5 300 décès prématurés chaque année dans la région
Auvergne-Rhône-Alpes et 40 000 en France. Une véritable catastrophe sanitaire dont la
responsabilité revient à l’État et aux capitalistes de l’automobile notamment.
Jusqu’en 2017, l’essence a été surtaxée par rapport au diesel. La plus grande nocivité de ce
type de carburant pour la santé humaine était pourtant connue depuis les années 1980. Mais
il s’agissait pour l’État d’avantager les constructeurs automobiles français qui s’étaient
spécialisés dans ce type de moteur. Et, lorsque des normes ont commencé à être imposées
aux fabricants, ils se sont empressés de les contourner par la fraude, comme l’a prouvé le
Dieselgate.

2) Quels contrôles spécifiques de la pollution à l’intérieur et aux abords des tunnels Lyonnais, notamment près des établissements recevant des enfants comme l’école Michel Servet, l’école des Entrepôts ou le Lycée Don Bosco, montée de choulans etc… envisagez-vous ?

• La France Insoumise (Anais Belouassa-Cherif / Malika Benarab-Attou) : absence réponse
• Divers droite, LR, Renaissance, UDI, Horizons, Modem, Cœur Lyonnais (Jean-Michel Aulas / Véronique Sarselli) absence réponse
• Les écologistes, PS, PCF, Place Publique, Generation.s (Grégory Doucet, Bruno Bernard) :
Nous agissons en priorité sur la réduction des émissions à la source. La métropole remplace
progressivement l’ensemble des bus TCL encore équipé de motorisation diesel par des bus
électriques, en priorisant les lignes de tunnels dont celui de la Croix Rousse.
Par ailleurs, nous portons un projet d’aménagement urbain sur la rive droite du Rhône qui
contribuera également à améliorer la qualité de l’air dans ce secteur en diminuant le trafic automobile.
La rénovation complète de l’école Michel Servet permettra d’améliorer significativement la qualité
de l’air intérieur. Le projet prévoit notamment l’installation d’une ventilation double flux dans
l’ensemble des salles de classe, avec une prise d’air située à l’opposé du tunnel, dans le parc
Croix-Paquet.

• Rassemblement national, UDR (Alexandre Humbert Dupalais / Tiffany Joncour) absence réponse
• Divers Gauche (Nathalie Perrin-Gilbert) :
Nous mettrons en place un contrôle spécifique de la pollution de l‘air à l’intérieur et aux abords
des tunnels lyonnais, notamment près des établissements recevant des enfants (écoles Michel
Servet et des Entrepôts, lycée Don Bosco, montée de Choulans, etc.).
Nous proposons de sortir le bus diesel actuel du tube “mode doux” du tunnel de la Croix-Rousse et
d’étudier la possibilité de dédier une des deux voies du tunnel routier au bus et au covoiturage.

• Divers centre, PRG, dissidents Renaissance, ex. PS (Georges Képénékian) absence réponse
• NPA-Révolutionnaires (Raphaelle Mizony / Anthony Bruno)

3) Quels contrôles spécifiques et dispositifs techniques innovants à l’amélioration de la qualité de l’air, dans les transports collectifs, en particulier dans les gares de train, les stations de métro et le métro, envisagez-vous ?

• La France Insoumise (Anais Belouassa-Cherif / Malika Benarab-Attou) : absence réponse
• Divers droite, LR, Renaissance, UDI, Horizons, Modem, Cœur Lyonnais (Jean-Michel Aulas / Véronique Sarselli) absence réponse
• Les écologistes, PS, PCF, Place Publique, Generation.s (Grégory Doucet, Bruno Bernard) :
Des dispositifs de filtration de l’air sont déjà déployés dans certaines stations du métro lyonnais
afin d’améliorer la qualité de l’air dans les espaces souterrains.
Concernant les gares ferroviaires, leur gestion relève principalement de la SNCF et de la Région
Auvergne-Rhône-Alpes.

• Rassemblement national, UDR (Alexandre Humbert Dupalais / Tiffany Joncour) absence réponse
• Divers Gauche (Nathalie Perrin-Gilbert) :
Nous mettrons en place un suivi spécifique de la qualité de l’air dans les transports collectifs et les
espaces confinés et poursuivrons l’objectif d’amélioration de la qualité de l’air via des dispositifs
techniques innovants, en particulier dans les gares, les stations de métro et le métro.
Si le Sytral a commencé à agir, il convient de poursuivre l’effort sur les dispositifs destinés à réduire
l’émission de particules. Nous estimons à plus de 20 M€ le budget d’investissement nécessaire à la
mise en œuvre d’un système de filtration de l’air sur l’ensemble des stations de métro, et un
budget annuel de maintenance autour de 3M€.
Nous nous engageons à mettre en place un plan d’action spécifique (mesures, diagnostics, choix
des matériaux d’équipement, produits nettoyants) contre la pollution intérieure dans les crèches,
les écoles, nos EHPAD et résidences autonomies, notamment, en incluant la question de l’amiante.
Nous nous engageons à rendre publiques les données recueillies.

• Divers centre, PRG, dissidents Renaissance, ex. PS (Georges Képénékian) absence réponse
• NPA-Révolutionnaires (Raphaelle Mizony / Anthony Bruno)
D’une manière générale, la lutte contre la pollution de l’air ne peut être pensée
indépendamment d’une organisa)on rationnelle des transports. Or, celle-ci est impossible
dans une économie capitaliste anarchique qui concentre les activités dans des métropoles
saturées tout en faisant de certains espaces des déserts sociaux. Nous pensons que les
travailleurs et les travailleuses, parce qu’ils sont au cœur de la production, pourraient
l’organiser de manière à réparer rationnellement les activités sur le territoire et pas selon la
seule loi du profit. Notre candidature, en s’affirmant clairement comme communiste et
révolutionnaire, veut défendre l’idée qu’une telle société est non seulement nécessaire, mais
possible !

 

4) Quels contrôles spécifiques des émissions liées à la combustion bois, qui apparaît aujourd’hui comme, la principale source de particules fines dans notre environnement, notamment en hiver envisagez-vous ?

• La France Insoumise (Anais Belouassa-Cherif / Malika Benarab-Attou) : absence réponse
• Divers droite, LR, Renaissance, UDI, Horizons, Modem, Cœur Lyonnais (Jean-Michel Aulas / Véronique Sarselli) absence réponse
• Les écologistes, PS, PCF, Place Publique, Generation.s (Grégory Doucet, Bruno Bernard):
La Métropole de Lyon joue un rôle central dans la mise en œuvre du Plan de protection de
l’atmosphère.
Dans ce cadre, la combustion du bois en foyer ouvert a été interdite sur le territoire métropolitain
depuis avril 2023. Cette mesure sera étendue à l’ensemble des 106 communes du périmètre du
PPA à partir du 1er avril 2026, afin de traiter les sources de pollution situées au-delà du territoire
métropolitain.
À partir du 1er avril 2028, les appareils de chauffage au bois anciens et peu performants, installés
avant 2002, seront également interdits sur l’ensemble du territoire concerné.
Ce calendrier progressif permet d’accompagner les ménages dans la transition vers des systèmes
de chauffage moins polluants. Le contrôle de ces dispositions relève de l’État et de la préfecture,
qui pilotent la mise en œuvre du Plan de protection de l’atmosphère.

• Rassemblement national, UDR (Alexandre Humbert Dupalais / Tiffany Joncour) absence réponse
• Divers Gauche (Nathalie Perrin-Gilbert) :
Il est indispensable de mettre en œuvre un contrôle spécifique des émissions liées à la combustion
du bois, qui apparaît aujourd’hui comme une source majeure de particules fines dans notre
environnement, notamment en hiver. Nous avons détaillé ce point dans le point 1.

• Divers centre, PRG, dissidents Renaissance, ex. PS (Georges Képénékian) absence réponse
• NPA-Révolutionnaires (Raphaelle Mizony / Anthony Bruno) :
L’ immobilier inabordable chasse les travailleurs et les travailleuses de la métropole de Lyon
alors qu’ils doivent quand même s’y rendre pour aller travailler. Nous affirmons donc qu’il faut
dès maintenant réquisitionner les logements vides. Mais, il faudra aussi imposer la
construction de logements en nombre suffisant. Pour cela, il sera nécessaire d’exproprier les
banques et de créer un monopole bancaire contrôlé par les travailleurs et travailleuses du
secteur et dont le but sera de financer les projets u)les à la société.
Dans le domaine du logement toujours, il faut imposer aux propriétaires de logements mis
en location de remplacer les chauffages les plus polluants (fioul, bois non performant) et
réquisitionner les logements s’ils s’y refusent

5) Quelle documentation scientifique du bilan de la ZFE avec votre position sur le débat en cours portant sur sa suppression ou son maintien envisagez-vous de produire ?

• La France Insoumise (Anais Belouassa-Cherif / Malika Benarab-Attou) : absence réponse
• Divers droite, LR, Renaissance, UDI, Horizons, Modem, Cœur Lyonnais (Jean-Michel Aulas / Véronique Sarselli) absence réponse
• Les écologistes, PS, PCF, Place Publique, Generation.s (Grégory Doucet, Bruno Bernard) :
Ni la ville de Lyon ni la Métropole n’ont vocation à produire des documentations scientifiques. En
partenariat avec les acteurs de la recherche, nous mettrons nos données à disposition, comme
nous le faisons déjà via la plateforme open data.
La ZFE est un sujet relevant de la compétence métropolitaine. La Métropole s’est publiquement
prononcée en faveur du maintien de la ZFE.

• Rassemblement national, UDR (Alexandre Humbert Dupalais / Tiffany Joncour) absence réponse
• Divers Gauche (Nathalie Perrin-Gilbert) :
La littérature scientifique semble montrer que les ZFE peuvent réduire certains polluants,
notamment le dioxyde d’azote, mais leurs effets varient beaucoup selon les villes et restent plus
incertains pour les particules fines.
En somme, les ZFE contribuent à améliorer la qualité de l’air mais ne suffisent pas à elles seules.
Leur efficacité dépend beaucoup du niveau de restriction, de l’étendue de la zone, des transports
alternatifs, de l’accompagnement social.
C’est pourquoi je défendrai à Lyon une évaluation scientifique indépendante et transparente de la
ZFE lyonnaise mesurant son efficacité environnementale et ses impacts sociaux.

• Divers centre, PRG, dissidents Renaissance, ex. PS (Georges Képénékian) absence réponse
• NPA-Révolutionnaires (Raphaelle Mizony / Anthony Bruno) :
Aujourd’hui, le débat sur les mesures à apporter pour préserver la qualité de l’air se
cristallise sur les Zones à Faibles Émissions (ZFE). Dans ce débat, la droite et l’extrême-droite
versent dans la démagogie en présentant la voiture comme l’alpha et l’oméga de la liberté de
se déplacer. Bien au contraire, la voiture est pour nous l’antithèse de la liberté. Pour beaucoup
de travailleurs et de travailleuses, elle est surtout une obligation. D’une part, parce que les
villes qui concentrent les activités sont inabordables à cause des loyers trop élevés. D’autre
part, parce que l’offre de transport en commun est insuffisante, en particulier pour les salariés
travaillants en horaires décalés.
D’un autre côté, les ZFE, en plus d’être injustes, ne font au mieux que déplacer le problème.
En effet, en excluant les véhicules les plus anciens de la circulation des métropoles, elles
pointent du doigt les foyers les plus modestes qui les possèdent. Mais, rien n’est demandé aux
constructeurs automobiles qui, en plus d’avoir été avantagés dans la vente de véhicules
polluants, vont maintenant empocher les bénéfices liés à l’achat des voitures neuves auquel
sont contraints beaucoup de travailleurs et travailleuses. Et pour quel bénéfice collectif ? S’il
s’agit d’acheter de nouveaux véhicules thermiques, la qualité de l’air pourrait être préservée.
Mais comment en profitera-t-on dans un monde à + 4 °C ? Quant aux voitures électriques,
souvent mises en avant, leur production, celle de leur batterie notamment, nécessite de
ravager des régions entières pour extraire les ressources nécessaires. Ressources par ailleurs
limitées et qui pourraient être employées de manière bien plus efficace pour nous permettre
de nous déplacer. Sans compter qu’avec l’augmentation du poids moyen des véhicules neufs,
les émissions de particules fines provenant de l’abrasion des freins, des pneumatiques et de la
chaussée augmentent !

6) Envisagez-vous la promotion des mobilités actives comme une solution aux pollutions ? Si oui, comment ? Sinon, qu’est-ce que vous envisagez ?

• La France Insoumise (Anais Belouassa-Cherif / Malika Benarab-Attou) : absence réponse
• Divers droite, LR, Renaissance, UDI, Horizons, Modem, Cœur Lyonnais (Jean-Michel Aulas / Véronique Sarselli) absence réponse
• Les écologistes, PS, PCF, Place Publique, Generation.s (Grégory Doucet, Bruno Bernard) :
Oui, les mobilités actives constituent un levier essentiel pour améliorer la qualité de l’air et
réduire les émissions liées aux déplacements. Elles sont une solution de remplacement pour
les trajets courts et viennent en complément de l’offre de transport en commun.
Cette orientation nous l’avons pleinement intégrée à nos politiques de mobilité, notamment le
plan de mobilité des territoires lyonnais qui fixe des objectifs ambitieux en la matière : À
l’horizon 2040, la part des déplacements réalisés en voiture doit passer de 48 % en 2015 à 23
%. Dans le même temps, la part des transports collectifs devrait atteindre 23 % des
déplacements (contre 16 % en 2015), et l’usage du vélo devrait être multiplié par dix.
Pour atteindre ces objectifs, nous avons développé avec la métropole une politique vélo
ambitieuse ainsi qu’un plan piéton structurant que nous continuerons. Leur déploiement se
poursuivra dans les années à venir, avec une attention particulière portée aux publics les plus
vulnérables.

• Rassemblement national, UDR (Alexandre Humbert Dupalais / Tiffany Joncour) absence réponse
• Divers Gauche (Nathalie Perrin-Gilbert)
Je considère la promotion des mobilités actives (marche et vélo) comme une réponse parmi les
plus efficaces pour réduire la pollution liée au trafic.
La marche et le vélo agissent sur deux dimensions de santé : la réduction de la pollution (moins de
véhicules → moins d’émissions) et l’activité physique qui contribue à diminuer les maladies
cardiovasculaires, réduire l’obésité et le diabète, améliorer la santé mentale.
Conclusion : en matière de mobilités, la réduction durable de la pollution ne repose pas sur une
seule mesure. Les villes qui réussissent sont celles qui combinent trois leviers : des transports
publics performants, le développement massif de la marche et du vélo, un urbanisme de proximité
qui réduit les déplacements contraints. C’est cette cohérence que nous devons construire à Lyon.

• Divers centre, PRG, dissidents Renaissance, ex. PS (Georges Képénékian) absence réponse
• NPA-Révolutionnaires (Raphaelle Mizony / Anthony Bruno) :
Nous ne nous présentons pas aux élections municipales et métropolitaines de Lyon avec un
catalogue de promesses qui n’engagent que ceux qui y croient. Nous nous présentons avec un
programme de lutte, c’est-à-dire avec des revendications qui ne peuvent être imposées que
par une mobilisa)on massive du monde du travail que nous souhaitons contribuer à
construire.
Concernant la qualité de l’air, nous mettons notamment en avant la lutte pour la gratuité et
le développement massif de l’offre de transport en commun. Pour financer ces mesures, nous
affirmons que, les transports étant majoritairement utilisés pour se rendre au travail, c’est au
patronat de payer ! Les actionnaires des constructeurs automobiles se sont enrichis pendant
des décennies en polluant l’air. Selon le principe du pollueur-payeur, leur fortune accumulée
pendant toutes ces années devrait largement être mise à contribution.

 

B. Questions/Réponses aux candidats de Caluire et cuire

1) Quelles contributions actives à la poursuite de la baisse tendancielle des émissions polluantes par les différents émetteurs : circulation urbaine, transports, activités industrielles, agriculture, combustion bois de chauffage, etc…  envisagez-vous ?

• Gauche + écologiste / Nouvelle-ere-caluire (Fabrice Matteucci) :
Nous agirons sur plusieurs leviers pour faire baisser les émissions à la source :
• Circulation et transports : nous instaurerons le passage de Caluire en « Ville 30 km/h » pour
apaiser le trafic. En concertation avec le SYTRAL, nous développerons le maillage des
transports collectifs, avec notamment le projet de nouvelle ligne de tramway à l’horizon 2034
reliant Caluire à Lyon et Rillieux.
• Activités économiques et agricoles : nous accompagnerons les entreprises locales vers la
sobriété́ énergétique et sanctuariserons les terres maraichères en zones PENAP pour soutenir
une agriculture locale et durable.
• Plan de circulation : nous déploierons un plan de mobilité́ global pour apaiser les usages
entre les différents modes de déplacement et développer les mobilitéś durables (voir plus bas)

• LFI Caluire / Insoumis (Arthur Jeanne) Absence retour
• LR + centre / Caluire évidemment (Bastine Joint) Absence retour

2) Quels contrôles spécifiques de la pollution à l’intérieur et aux abords des tunnels Lyonnais, notamment près des établissements recevant des enfants comme l’école Michel Servet, l’école des Entrepôts ou le Lycée Don Bosco, montée de choulans etc… envisagez-vous ?

• Gauche + écologiste / Nouvelle-ere-caluire (Fabrice Matteucci) :
Bien que les établissements cités (Michel Servet, etc.) soient situés à Lyon, nous partageons votre
préoccupation et l’appliquerons à Caluire :
• Surveillance renforcée : nous renforcerons le contrôle de la qualité́ de l’air à proximité des
écoles, crèches, hôpitaux et EHPAD.
• Végétalisation filtrante : notre Plan Fraîcheur prévoit la désimperméabilisation et la végétalisation massive des cours d’écoles et crèches.
• Chemins scolaires : nous sécuriserons par ailleurs les parcours vers l’école pour favoriser la
marche dans un environnement protégé

• LFI Caluire / Insoumis (Arthur Jeanne) Absence retour
• LR + centre / Caluire évidemment (Bastine Joint) Absence retour

3) Quels contrôles spécifiques et dispositifs techniques innovants à l’amélioration de la qualité de l’air, dans les transports collectifs, en particulier dans les gares de train, les stations de métro et le métro, envisagez-vous ?

• Gauche + écologiste / Nouvelle-ere-caluire (Fabrice Matteucci) :
Accompagnement à la rénovation : Nous mettrons en œuvre un plan d’accompagnement
financier et technique pour la ré novation thermique des logements et des copropriétés,
réduisant ainsi les besoins de chauffage, et favorisant des modes de production de chaleur
propres et peu émetteur de CO2 et de particules fines.
• Sensibilisation : nous utiliserons la Maison de l’Ecologie pour informer les habitants sur les
enjeux des économies d’énergie et les meilleures pratiques environnementales

• LFI Caluire / Insoumis (Arthur Jeanne) Absence retour
• LR + centre / Caluire évidemment (Bastine Joint) Absence retour

4) Quels contrôles spécifiques des émissions liées à la combustion bois, qui apparaît aujourd’hui comme, la principale source de particules fines dans notre environnement, notamment en hiver envisagez-vous ?

• Gauche + écologiste / Nouvelle-ere-caluire (Fabrice Matteucci) :
• Accompagnement à la rénovation : Nous mettrons en œuvre un plan d’accompagnement
financier et technique pour la rénovation thermique des logements et des copropriétés,
réduisant ainsi les besoins de chauffage, et favorisant des modes de production de chaleur
propres et peu émetteur de CO2 et de particules fines.
• Sensibilisation : nous utiliserons la Maison de l’Ecologie pour informer les habitants sur les
enjeux des économies d’énergie et les meilleures pratiques environnementales.

• LFI Caluire / Insoumis (Arthur Jeanne) Absence retour
• LR + centre / Caluire évidemment (Bastine Joint) Absence retour

5) Quelle documentation scientifique du bilan de la ZFE avec votre position sur le débat en cours portant sur sa suppression ou son maintien envisagez-vous de produire ?

• Gauche + écologiste / Nouvelle-ere-caluire (Fabrice Matteucci) :
Notre programme n’envisage pas la production d’une documentation scientifique sur la ZFE. Mais une
fois élus, nous souhaitons renforcer la sensibilisation des habitants sur les sujets environnementaux.
Notre position est claire : la ZFE est une nécessité de santé publique.
• Justification scientifique : la pollution atmosphérique cause près de 50 000 dé cè s par an en
France. L’arrêt de la ZFE entrainerait une hausse des maladies respiratoires et un coû t sanitaire
estimé à 7 milliards d’euros par an par la Cour des Comptes.
• Accompagnement social : pour que cette mesure ne soit pas punitive, nous soutenons les
aides de la Métropole : gratuité des transports pour les ménages modestes (et tous les enfants
de moins de 10 ans depuis 2025) , aides au changement de véhicule (jusqu’à 3 000 €) et
dé rogations pour les « petits rouleurs ».

• LFI Caluire / Insoumis (Arthur Jeanne) Absence retour
• LR + centre / Caluire évidemment (Bastine Joint) Absence retour

6) Envisagez-vous la promotion des mobilités actives comme une solution aux pollutions ? Si oui, comment ? Sinon, qu’est-ce que vous envisagez ?

• Gauche + écologiste / Nouvelle-ere-caluire (Fabrice Matteucci) :
Oui, nous considérons les mobilitéś actives comme une solution majeure aux pollutions. Nous
prévoyons de :
• Doubler la longueur du réseau cyclable sécurisé à Caluire.
• Assurer une continuité cyclable sécurisée entre les communes du Plateau Nord.
• Augmenter le nombre de stations Vélo’v et proposer des formations à la pratique sécurisée du
vélo.
• Rendre les cheminements pié tons plus accessibles et agréables (trottoirs larges, bancs, arbres).
• Apporter une attention particulière à la Voie Verte (revêtement permé able et meilleur partage
de l’espace).

• LFI Caluire / Insoumis (Arthur Jeanne) Absence retour
• LR + centre / Caluire évidemment (Bastine Joint) Absence retour

Élections mars 2026 : réponse des candidats à nos questions 1
Élections mars 2026 : réponse des candidats à nos questions 2
Élections mars 2026 : réponse des candidats à nos questions 3